Les orfèvres d’argent de la capitale

mardi, 28. mars 2017 - 16:55:48

(VOVworld) - «La céramique de Bat Tràng, l’orfèvrerie en argent de Dinh Công et de bronze de Ngu Xa», 3 villages de métier incontournables à Hanoi pour les amateurs d’art, de poterie et d’orfèvrerie. Cette semaine, nous faisons la connaissance de Quach Van Hieu, un orfèvre hors pair qui perpétue avec passion le savoir-faire de son village. Direction donc le village d’orfèvrerie d’argent de Dinh Công, à une dizaine de kilomètres de Hanoï.

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M.Quach Van Hieu un orfèvre hors pair qui perpétue avec passion le savoir-faire de son village. Photo VnTravellive

Quach Van Hieu présente sa collection de bijoux en argent dans sa petite boutique située au 18, de la rue Dinh Công Thuong. Passionné par son métier depuis toujours, il veille au quotidien à se montrer le digne héritier du savoir-faire familial.

"Le village d’orfèvrerie de Dinh Công existe depuis 800 ans. Mes grands-parents et mes parents étaient orfèvres et dés mon plus jeune âge, j’ai aidé mes parents. Je ne peux pas expliquer ma passion pour ce travail, elle est innée.  Mon fils aîné a choisi de perpétuer la tradition. J’en suis très fier. Mon deuxième fils qui est fonctionnaire et mes belles filles nous aident aussi., a fait savoir Quach Van Hieu.

Son épouse ajoute:

"Mon mari est toujours passionné par l’orfèvrerie. Il aime beaucoup son métier".

Au travers ses créations, M.Hiêu essaie de mettre en lumière l’identité culturelle vietnamienne.  

"C’est un métier qui nécessite une grande méticulosité. Tout le monde aime les bijoux en argent mais les produits de mon village sont encore peu connus. Vie moderne oblige, outre les modèles traditionnels, nous créons aussi des produits plus fantaisistes ", a partagé Quach Van Hieu.

Pour perpétuer la tradition populaire et artisanale de son village, M.Hiêu a déjà formé quelque 170 artisans.

"A l’époque de la colonisation française, 50-60% des familles de notre village pratiquaient ce métier traditionnel. Après la guerre, l’activité était tellement au ralenti que notre métier a failli disparaître. A un moment donné, les jeunes ne voulaient plus apprendre le métier. Pour vivre convenablement de notre production, nous avons du rejoindre une coopérative. Aujourd’hui, j’aimerais transmettre mon savoir-faire à la jeune génération pour perpétuer cet artisanat ancestral " a dit-il.

Vuong Thi Lan, apprend le métier avec Quach Van Hiêu. Elle confie :

"Monsieur Hiêu m’a formée au métier d’orfèvre pendant plus d’un an et maintenant c’est Tu, son fils aîné, qui me forme. Monsieur Hiêu m’a appris toutes les ficelles du métier. C’est un vrai bonheur d’avoir été son élève."

 Son expertise a été saluée par l’Etat et la ville de Hanoï. Mais sa plus grande récompense est de voir ses créations appréciées par les Vietnamiens et les étrangers.