La réforme de l’Organisation des Nations Unies

(VOVWORLD) - Une centaine de pays sont signataires de la déclaration proposée par les Etats-Unis sur la réforme de l'ONU. Le projet visant à rendre l'organisation "plus efficace et performante" a été présenté ce lundi 18 septembre à New-York par Donald Trump. 
La réforme de l’Organisation des Nations Unies - ảnh 1 La 72ème Assemblée générale de l’ONU - Photo VOV

Ce débat a débuté la 72ème Assemblée générale de l’ONU ce lundi à New York qui réunit les représentants de 193 états membres. Cette année, ce rendez-vous annuel sera dominé par les tensions sur la péninsule coréenne, la lutte anti-terroriste, le changement climatique et surtout par la réforme de l’organisation la plus grande de la planète.

Réforme des Nations Unies: les jalons

La question s’est posée très tôt dans la vie de l’Organisation. Dès octobre 1947, deux ans à peine après l’entrée en fonction de l’ONU, le Sénat américain a commandité une étude qui devait mettre en lumière les dysfonctionnements supposés de l’organisation et proposait toute une batterie de mesures censées y remédier. À partir de cette date, la réforme des Nations Unies sera systématiquement au cœur du débat public, national et international avec un regain d’intérêt particulièrement soutenu à partir de la nomination de Kofi Annan au poste de secrétaire général des Nations Unies. Dès son discours d’investiture le 17 décembre 1996, le nouveau secrétaire général annonce que son mandat a pour objectif ambitieux d’ « assainir les Nations Unies, les rendre plus présentes et plus efficaces, plus sensibles aux souhaits et aux besoins de ses membres et plus réalistes dans leurs buts et engagements ».

Au Sommet mondial de 2005, les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’ONU afin qu’elle soit à la hauteur des nouveaux défis du XXIe siècle. Depuis cette date, des mesures importantes ont été prises même si aucune avancée significative n’a été observée.

Lors de la présente soixante-douzième session, l’Assemblée générale poursuivra ses actions pour réformer la gestion du Secrétariat de l’ONU, renforcer la cohérence de l’action du système et réformer le Conseil de sécurité.

Succédant à Kofi Annan, le Secrétaire général Ban Ki-moon, s'est déclaré favorable à l’élargissement du Conseil de sécurité pour relever les nouveaux défis, estimant "nécessaire" l'admission de nouveaux membres au sein de l’ONU.

Lors de son investiture, le Secrétaire général António Guterres a assuré que l'Organisation devait changer pour répondre efficacement aux grands défis mondiaux.

 Plus efficace et plus performante

"L'ONU doit se concentrer plus sur les gens et moins sur la bureaucratie", a préconisé le président américain Donald Trump qui a présenté lundi à New York une déclaration politique non contraignante poussant l'Organisation des Nations Unies à se réformer. Cette déclaration a été adoptée par 126 pays. Depuis son investiture en janvier dernier, le locataire de la Maison Blanche n'a pas caché sa volonté de voir l'ONU se réformer afin qu'elle soit plus efficace et moins coûteuse. Les Etats-Unis sont le premier contributeur financier à l'ONU, assurant 28,5% de son budget d'opérations de paix estimé à 7,3 milliards de dollars, et 22% de son budget de fonctionnement qui atteint 5,4 milliards de dollars.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres a déclaré que l’Organisation et les Etats membres qui la constituent, progressent dans un « programme de réforme large et audacieux pour renforcer les Nations Unies ». “Nous réformons notre architecture de paix et de sécurité - afin de nous assurer que nous sommes plus forts dans la prévention, plus agiles dans la médiation, et plus efficaces et rentables dans les opérations de maintien de la paix », a déclaré le Secrétaire général.

Fondée en 1945 au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l’ONU a apporté des contributions considérables au maintien de la paix et à la promotion du développement durable de l’Humanité. Or, le contexte international qui avait justifié sa création n’a plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Le divorce entre la réalité internationale et son encadrement institutionnel est consommé. Il est donc vital pour l’organisation mondiale de se réformer pour un fonctionnement plus efficace.

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