Parmi ces changements, la Loi sur la cybersécurité de 2025 institutionnalise les orientations et les politiques du Parti et de l’État en matière de protection de la sécurité nationale et de la souveraineté nationale dans l’espace numérique. Plaçant la garantie de la cybersécurité sous la direction du Parti, avec une gestion unifiée de l’État, cette loi vise à concilier les exigences de la cybersécurité avec le développement socio-économique et la transformation numérique nationale.
Élaborée dans la continuité de la Loi sur la cybersécurité de 2018 et de la Loi sur la sécurité des réseaux informatiques de 2015, cette loi contribue à un système juridique plus cohérent, harmonisé et adapté, au service de la révolution scientifique et technologique, de l’innovation et de la transformation numérique, conformément à l’esprit de la résolution n° 57-NQ/TW du Bureau politique.
Selon Vu Ngoc Son, chef du département de la recherche, de la consultation, du développement technologique et de la coopération internationale au sein de l’Association nationale de la cybersécurité (NCA), cette nouvelle Loi sur la cybersécurité introduit plusieurs dispositions essentielles. Parmi les principales nouveautés figurent la protection de la cybersécurité des données spécialisées, ainsi que le renforcement des droits et de la sécurité des internautes. À titre d’exemple, les fournisseurs de services sont désormais tenus de réduire les délais de traitement des contenus illicites ou préjudiciables. Dans les cas urgents, le délai devrait être de six heures, voire de trois heures. Cette mesure permettra une intervention plus rapide face aux informations nuisibles.
En parallèle de ces changements législatifs, les mesures relatives aux régimes de rémunération et d’indemnités, ainsi qu’au renforcement des sanctions administratives dans plusieurs domaines, entreront également en vigueur à compter du 1er juillet.
