Sur les plans politique, diplomatique, défensif et de sécuritaire, ils sont convenus d'intensifier les échanges de délégations à tous les niveaux, de mettre en œuvre les mécanismes existants et de faire de la défense-sécurité un pilier majeur avec un accent mis sur la formation, les opérations de maintien de la paix de l’ONU et la coopération policière.

Sur le plan économique, Hanoï et Bruxelles visent des projets d’envergure dans les secteurs clés de la Belgique: ports maritimes, logistique intelligente, énergie verte, zones industrielles écologiques et agriculture haute technologie.

Tô Lâm a invité les grands groupes belges à investir davantage au Vietnam, assurant que notre pays s’engageait à leur offrir un environnement «favorable et sûr» sur la durée. Il a demandé à Bruxelles de continuer à soutenir les relations entre le Vietnam et l’Union européenne, de tirer pleinement parti de l’accord de libre-échange conclu entre les deux parties (EVFTA) et de plaider auprès de la Commission européenne pour une levée rapide du «carton jaune» qui frappe les produits de la mer vietnamiens au titre de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Les deux dirigeants ont enfin souligné le rôle de l’éducation, de la culture, du sport et du tourisme, jugeant que la compréhension mutuelle entre les peuples était le «moteur» du rapprochement.

Ils ont par ailleurs défendu le multilatéralisme et le respect du droit international, plaidé pour la sécurité maritime et aérienne et réaffirmé le rôle central de l’ASEAN en Asie-Pacifique. Les deux pays comptent se soutenir mutuellement au sein de l’ONU, de l’Organisation internationale de la francophonie et dans le cadre du partenariat stratégique ASEAN-Union européenne.