Ce scrutin ne tranchera pas l'adhésion elle-même, mais déterminera si le gouvernement islandais doit relancer le processus de négociation.

Les bureaux de vote de Reykjavík sont ouverts de 9h à 22h, heure locale, les résultats étant attendus peu après la clôture.

Selon la dernière enquête Gallup, menée du 24 au 27 août auprès de 4.583 personnes, 51,6 % des sondés s'opposent à la reprise des négociations, contre 48,4 % qui y sont favorables. Ce résultat s'inverse par rapport au sondage Maskína publié précédemment, qui donnait le camp favorable en tête avec 51,3 % contre 48,7 %.

L'Islande avait déposé sa candidature à l'UE en 2009 et officiellement entamé les négociations en 2010, avant que le processus ne soit suspendu en 2013.

Plus d'une décennie plus tard, la question du rapprochement avec l'UE est revenue à l'ordre du jour avec l'arrivée au pouvoir en 2024 du gouvernement de centre-gauche de la Première ministre Kristrún Frostadóttir, qui a annoncé début 2026 son intention d'organiser ce référendum.

Si le "oui" l'emporte, le gouvernement islandais disposera d'une base pour reprendre les pourparlers avec l’UE. La décision finale d'adhésion devra toutefois faire l'objet d'un nouveau référendum, puis être ratifiée par les États membres de l'UE.