Les vagues de chaleur intenses de cet été ont entraîné des évacuations dans certaines zones résidentielles, la fermeture de nombreuses centrales électriques, des perturbations des transports et une baisse des rendements agricoles, faisant craindre une aggravation de la hausse des prix alimentaires, a-t-il noté.

Les inondations dans l’Himalaya, les coupures de courant d’électricité et les pénuries d’eau provoquées par les vagues de chaleur en Afrique du Nord témoignent également de l’impact croissant des phénomènes météorologiques extrêmes, contribuant à l’augmentation des migrations forcées, a-t-il ajouté.

Pour Simon Stiell, la transition vers une énergie propre constitue une solution essentielle pour l’Europe. Les énergies renouvelables représentent environ la moitié de la production d’électricité du continent. À l’échelle mondiale, les investissements dans ce domaine ont dépassé 2.000 milliards de dollars l’an dernier, soit deux fois plus que ceux consacrés aux énergies fossiles.

Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a toutefois averti que sans un renforcement de la coopération internationale, les températures mondiales pourraient continuer d’augmenter fortement. Avec les politiques actuelles, la hausse des températures devrait atteindre environ 2,6 degrés Celcius, soit nettement au-dessus de l’objectif de 1,5 degrés Celcius fixé par l’Accord de Paris de 2015.