Une sorte de titre de séjour…

samedi, 8. avril 2017 - 16:06:35

(VOVworld) - L’enseignement du vietnamien s’est suffisamment développé pour répondre aux besoins des étrangers installés dans notre pays, qui sont d’ailleurs de plus en plus nombreux. Pour ces derniers, apprendre le vietnamien est une manière de faire un pas en avant en termes d’immersion culturelle.        

une sorte de titre de sejour… hinh 0
Un cours de vietnamien pour les étrangers. Photo: vsl.edu.vn

Choi Byung-joon, 52 ans, vit à Hanoi et apprend le vietnamien depuis trois ans. Avant de venir chez nous, il avait déjà fait un an de vietnamien en République de Corée, son pays natal.

«A mon avis, ce sont les intonations qui constituent la plus grande difficulté. Pour les Coréens, c’est vraiment très difficile à prononcer, et même à entendre. Du coup, quand on essaie de parler un peu, les Vietnamiens n’y comprennent pas grand-chose… »     

« Très difficile » ? Avec un peu de méthode et de pratique, on arrive tout de même à faire quelques progrès, Choi Byung-joon le premier.

«Une fois au Vietnam, j’ai continué à prendre des cours de vietnamien, mais avec un enseignant qui parlait aussi coréen. Mais très vite, je me suis aperçu que je parlais davantage coréen que vietnamien avec lui… Du coup, j’ai changé. L’an dernier, j’ai trouvé une enseignante qui, elle, ne parle pas coréen, et là, mon niveau s’est nettement amélioré. Il faut dire qu’elle est très forte sur le plan pédagogique, alors…»

Lui aussi en proie aux mêmes difficultés que son compatriotes. Kim Jin-soo, 37 ans, avait beaucoup de mal à se faire comprendre des Vietnamiens.    

«Lors de mon premier voyage au Vietnam, j’ai essayé de parler avec des Vietnamiens mais ils ne me comprenaient pas. Mais maintenant, beaucoup me comprennent quand je parle vietnamien. J’en suis très heureux.»

Alors, que faire pour améliorer son vietnamien? Kim Jin-soo nous donne quelques tuyaux.  

« En dehors des cours, j’essaie souvent de parler avec les Vietnamiens que je rencontre. Je participe à des activités culturelles. Je regarde des films vietnamiens, j’écoute de la musique vietnamienne...»

Etudiante à l’Académie de journalisme et de communication, Nguyen Thu Hien donne depuis plus de deux ans des cours de vietnamien à des étrangers, notamment à des Chinois, des Sud-coréens et des Japonais, qui, étant donné que leur langue maternelle est idéogrammatique, ont beaucoup de mal à écrire correctement avec les accents. Mais Thu Hien est là pour les aider et elle ne ménage pas sa peine.     

«Si je veux que mes étudiants puissent progresser et qu’ils ne répètent pas toujours les mêmes fautes, je n’ai pas d’autres moyens que de rester patiente, de répéter encore et encore les mots et de corriger leur prononciation. « patience »… C’est le  mot-clé.»

Il n’est jamais facile d’apprendre une langue étrangère, pas plus le vietnamien qu’aucune autre. Chacun a ses petites astuces pour s’en sortir, mais une chose est sûre c’est que dans ce domaine, la persévérance est récompensée : la connaissance de la langue est une sorte de titre de séjour !...