Clôture du 8ème Dialogue stratégique et économique Chine-Etats-Unis

Clôture du 8ème Dialogue stratégique et économique Chine-Etats-Unis - ảnh 1
Des cyberattaques, au marché de l’acier en passant par les tensions croissantes en mer Orientale, les sujets épineux ont été largement débattus lors du 8ème Dialogue économique

(VOVworld) - Des cyberattaques, au marché de l’acier en passant par les tensions croissantes en mer Orientale, les sujets épineux ont été largement débattus lors du 8ème Dialogue économique et stratégique Chine-Etats-Unis qui s’est clôturé ce mardi à Pékin. Si le forum s’est achevé avec la signature de 60 accords, un certain nombre de dossiers sont restés en suspens. Les questions économiques n’ont pas rapproché les deux géants. Le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Jacob Lew, a critiqué lundi la Chine pour «les dégâts et l’effet de distorsion» provoqués par les surcapacités chinoises sur les marchés mondiaux, notamment dans l’acier. La Chine produit la moitié de l’acier mondial et a vu sa production nationale multipliée par sept entre 2000 et 2014, sous l’effet d’un boom sans précédent des infrastructures et de la construction. Or, la croissance a fortement ralenti et le déluge de crédits alloués après 2009 a conduit à un endettement préoccupant des collectivités locales et des entreprises. Pékin brade donc son acier et son aluminium sur les marchés mondiaux. Lors des déclarations communes finales des deux délégations, la Chine a néanmoins promis de faire tout son possible pour réduire ses capacités de production dans l’acier, éviter une dévaluation du yuan et fermer ses entreprises d’Etat qualifiées de «zombies».

Concernant la question de la mer Orientale, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a réaffirmé le soutien des Etats-Unis au réglement pacifique des litiges conformément au droit international. De son côté, le conseiller d'Etat chinois Yang Jiechi a déclaré que la Chine souhaite résoudre les différends via des négociations directes entre les parties concernées. S’agissant de la situation en péninsule coréenne, les deux parties ont convenu de ne pas reconnaître la République populaire démocratique de Corée comme juridiquement «État doté de l'arme nucléaire» et d’empêcher Pyongyang de poursuivre ses provocations.

Commentaires

Autres