2017, c’est l’année du Coq

(VOVworld) - Dans le folklore vietnamien, il existe de nombreuses légendes sur le coq. Ce galliforme familier, indispensable dans le culte du génie du Soleil est une offrande incontournable dans les rituels du nouvel an lunaire. Cette année 2017 est placée sous le signe du coq.

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Photo: Bao moi

Les études archéologiques montrent que le coq existait déjà dans la civilisation vietnamienne antique. On le retrouve gravé sur le tambour en  bronze de Dông Son, dans les temples, les pagodes et les sanctuaires des déesses-mères et d’autres génies.

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Photo: Bao moi

Il est aussi représenté dans les estampes populaires du village de Dông Hô ou encore sur le sifflet en argile de la minorité ethnique des Nùng.

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Photo: Bao moi

Pour célébrer le passage au nouvel an, les Vietnamiens préparent depuis toujours du coq bouilli pour, selon la légende, réveiller le Soleil car on pensait autrefois que le passage au nouvel an était le moment le plus obscur de l’année. Le coq a été choisi comme animal de culte car les Vietnamiens croyaient qu’il reliait les humains aux génies. La coutume est toujours présente et comme le veut la tradition, ce sont les coqs de Dông Tao, une race aux solides pattes, qui sont choisis pour être sacrifiés. Nguyên Xuân Vêt, du hameau de Dông Tao, dans le district de Khoai Châu, province de Hung Yên, explique:

« Le coq de Dông Tao est considéré comme sacré car nos ancêtres croyaient qu’il pouvait chanter suffisamment fort pour réveiller le Soleil et apporter la lumière aux humains. Le coq de Dông Tao était précieux car il était souvent offert aux rois. C’est pourquoi nous l’avons choisi pour honorer les ancêtres lors de la fête du Têt. »

Selon la légende de Son Tinh-Thuy Tinh (génies de la montagne et de l’eau), le coq à 9 ergots était l’un des 3 cadeaux de mariage exigés par le roi Hùng en échange de la main de la princesse My Nuong, avec un éléphant à 9 ivoires et un cheval à 9 plumes rouges. Ce coq incroyable n’existe pas que dans cette légende. Un spécimen aurait  été trouvé dans la forêt de Xuân Son, dans la province de Phu Tho, lieu même de la légende et une entreprise locale a réussi à les faire se reproduire. Un seul de ces coqs vaut plus de 3 millions de dongs. Nguyễn Như So est propriétaire d’un établissement de reproduction de cette espèce rare:

« Les coqs à 9 ergots sont souvent choisis pour les anniversaires de décès, les fêtes et les demandes en mariage. Comme dans le passé, il est toujours de très bon goût de se présenter devant ses futurs beaux-parents avec  un coq à 9 ergots. »  

Le coq fait partie de la vie culturelle et spirituelle de plusieurs ethnies vietnamiennes. Les Tày et les Nùng croient que si leur gallinacé chante avant les autres, lors du passage au nouvel an, ils auront fortune et bonheur toute l’année. Dans ces ethnies, les hommes doivent aussi se présenter dans la famille de leur prétendante avec deux beaux coqs. Chez les Mông, il est considéré comme l’intermédiaire entre les génies et les hommes. Les Co Tu, quant à eux, le considèrent comme symbole de vie, de lumière et de soleil et le sacrifient lors des cérémonies d’inauguration de village et de maison et pour la récolte du nouveau riz.

Pour la majorité des familles vietnamiennes, le coq est indispensable durant le Têt, que ce soit comme offrande lors du culte du nouvel an ou reproduit dans un tableau ou sur une carte postale. Sa présence apportera fortune et bonheur.



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