Cưm’gar: quand «caféiculture» rime avec «progrès»

(VOVworld) - Depuis 2 ans maintenant, l’institut de consultation EDE déploie un programme de caféiculture adaptée au changement climatique sur les Hauts Plateaux du Centre. Naturellement, ce programme cadre avec les objectifs de la nouvelle ruralité, en tout cas à Cưm’gar, dans la province de Dac Lac.

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Photo: Internet

Le district de Cưm’gar est la terre des caféiers par excellence. Mais c’est aussi la terre d’élection de plusieurs ethnies, et notamment des Ede et des M’Nông, lesquels seraient restés des caféiculteurs très moyens si l’EDE ne leur avait pas fait découvrir les dernières innovations scientifico-technologiques en la matière. 900 foyers agricoles sont concernés par le programme de l’EDE, 900 foyers répartis sur 5 communes, à savoir Quảng Tiến, Cưm’gar, Chư Sê, Eakpam et Eah’ding. Faisant d’une pierre deux coups, le programme en question s’inscrit parfaitement dans les objectifs de la nouvelle ruralité, tels qu’ils ont été définis par le Parti et l’Etat. Il permet non seulement à la production caféicole de prendre de l’essor, mais aussi aux agriculteurs de mieux s’adapter au changement climatique. Đỗ Thành Chung, responsable de ce projet:

« Le changement climatique est devenu une préocupation essentielle, sur les Hauts Plateaux du Centre. Dac Lac est la principale zone de production caféière du pays. Mais le climat y est parfois rude! L’an dernier, par exemple, il y a eu une sécheresse importante. Même pour l’usage quotidien, l’eau manquait. Alors que dire des cultures?... Le programme qui est mis en place depuis 2 ans est censé résoudre certains problèmes liés à l’utilisation des ressources d’eau, à l’usage des insecticides et des engrais, l’idée étant d’éviter au maximum les gaspillages et les impacts environnementaux. »      

En quoi consiste donc ce fameux programme? Eh bien tout d’abord à mettre en place des coopératives, aux normes de nouvelle ruralité, bien entendu. Il appartient ensuite aux comités de gestion des coopératives de faire en sorte que les biens communs soient suffisamment bien gérés pour que chacun y trouve son compte. En d’autres termes, ces coopératives ont une finalité simple: mieux vendre le café - en réduisant le coût des intrants notamment - et donc améliorer le  niveau de vie de ceux qui le produisent. Dô Thành Chung, toujours:

« Des résultats positifs ont été constatés dans les 5 communes bénéficiaires de ce programme. La commune de Quảng Tiến a créé la première coopérative gérée par les agriculteurs. Nous avons montré aux caféiculteurs comment faire pour gagner en efficacité. »

Plus d’efficacité dans la production, donc. Mais l’EDE a aussi des ambitions en matière de développement durable. C’est d’ailleurs dans ce but que des sessions de formation aux dernières innovations scientifico-technologiques et aux méthodes de gestion néo-rurales sont organisées à l’attention des caféiculteurs. H’Mainiê, de la commune de Quảng Tiến:

« Ces programmes de formation sont suivis par tous, y compris par les personnes âgées. Moi-même, je m’y intéresse. Je voudrais qu’on essaie de nouveaux modèles de développement, qu’on regarde ce qui se passe du côté des nouvelles technologies… »

Le programme de l’EDE aide aussi les caféiculteurs à faire des économies d’eau et à envisager d’alterner la culture du caféier avec celle d’autres arbres fruitiers… Force est de constater qu’en seulement 2 ans, les 5 communes concernées du district de Cưm’gar ont atteint de 9 à 15 critères de la nouvelle ruralité, ce qui montre bien que «caféiculture» peut très bien rimer avec «progrès», pour peu qu’on y mette un peu d’initiative…


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