(VOVWORLD) - Jeudi, des dirigeants de pays et d’organisations multilatérales à travers le monde ont réagi fermement à la décision de l’administration du président Donald Trump de retirer les États-Unis de 66 organisations, agences et comités internationaux, parmi lesquels la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le Fonds des Nations Unies pour la population.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Photo d’archives : REUTERS/Lisa Leutner |
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé son regret face à cette décision, rappelant que les contributions financières à la plupart de ces agences constituaient une obligation pour l’ensemble des États membres, y compris les États-Unis, et ce conformément à la Charte de l’ONU. Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a précisé que les États-Unis demeuraient le premier contributeur au budget annuel de l’organisation, à hauteur d’environ 22%. Cependant, Washington n’a pas honoré ses obligations budgétaires de l’an dernier et doit actuellement environ 1,5 milliard de dollars, a-t-il noté.
Dans un communiqué, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, a averti que cette décision pourrait nuire à l’économie américaine, à l’emploi et au niveau de vie de ses habitants.
De son côté, Jake Schimidt, membre du Conseil de défense des ressources naturelles, a souligné que si les État-Unis se retiraient officiellement de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ils seraient les premiers à le faire. Il a rappelé que les États-Unis, en tant que première économie mondiale et plus grand émetteur historique de gaz à effet de serre, avaient un rôle central à jouer dans la lutte contre le changement climatique.
Le Commissaire européen à l’Action pour le Climat, Wopke Hoekstra, a quant à lui qualifié la décision américaine de «regrettable», tout en réaffirmant le soutien du bloc à la coopération et à la recherche internationales sur le climat.