Donald Trump prononce son premier discours sur l’état de l’Union de son second mandat

(VOVWORLD) - Lors de son premier discours sur l’état de l’Union depuis le début de son second mandat, prononcé le 24 février au Congrès à Washington, le président américain Donald Trump a longuement mis en avant les performances économiques et sécuritaires des États-Unis, défendu sa politique de taxation mondiale et affirmé privilégier la voie diplomatique avec l’Iran, tout en réitérant la disponibilité de Washington à recourir à l’option militaire.

Dès l’ouverture de son allocution, il a proclamé que «c’est l’âge d’or de l’Amérique», assurant que le pays est «de retour, plus grand, meilleur, plus riche et plus puissant que jamais». Le chef de l’exécutif a consacré l’essentiel de son intervention aux résultats socio-économiques enregistrés depuis son retour à la Maison Blanche il y a plus d’un an, citant les chiffres de l’emploi, le nombre de nouvelles entreprises créées, la baisse des prix de l’énergie ainsi que la progression historique des indices boursiers comme le Dow Jones et le S&P 500.

Sur le plan intérieur, Donald Trump a affirmé que son administration avait «mis fin à toute entrée illégale» sur le territoire américain au cours des neuf derniers mois. Il a par ailleurs critiqué certaines communautés d’origine étrangère dans l’État du Minnesota, théâtre en février de tensions entre agents chargés de l’immigration et résidents locaux.

Concernant la décision rendue le 20 février par la Cour suprême des États-Unis, qui a invalidé une série de droits de douane globaux instaurés en 2025, le président américain a assuré que ces taxes avaient rapporté «des centaines de milliards de dollars» au pays, tout en renforçant la sécurité nationale. Il a qualifié la décision de la Cour de «décevante», tout en promettant de recourir à d’autres instruments juridiques pour appliquer le nouveau tarif mondial de 15% précédemment annoncé, évoquant notamment l’article 122 de la loi américaine sur le commerce.

«Malgré cette décision décevante, cet outil puissant pour sauver notre pays et instaurer la paix sera mis en œuvre sous un autre cadre juridique, déjà éprouvé et validé. Ce sera un peu plus complexe, mais peut-être encore meilleur, conduisant à une solution plus forte qu’auparavant», a-t-il déclaré.

Les questions internationales ont occupé une place plus limitée dans son discours, bien que Donald Trump ait évoqué les tensions actuelles avec l’Iran. Il a indiqué privilégier la diplomatie, tout en martelant que les États-Unis «n’accepteront jamais» que l’Iran se dote de l’arme nucléaire, accusant Téhéran de développer des missiles capables d’atteindre le territoire américain.

À propos du Venezuela, il s’est borné à affirmer que Washington entretient de «bonnes relations» avec les autorités actuelles, sans revenir sur la crise du début d’année, marquée par une opération militaire américaine ayant conduit à l’arrestation du président vénézuélien de l’époque, Nicolás Maduro.

Le discours, d’une durée de 108 minutes, est le plus long jamais prononcé par un président américain depuis que l’allocution sur l’état de l’Union devant le Congrès est devenue une tradition annuelle en 1964.

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