(VOVWORLD) - Le conflit au Moyen-Orient impacte lourdement les marchés énergétiques et les chaînes d'approvisionnement mondiales.
Des pétroliers au large de Fujairah, aux Émirats arabes unis, le 3 mars 2026. Photo: REUTERS / Amr Alfiky |
Les opérations militaires américano-israéliennes contre l'Iran perturbent la production et le transport d'énergie depuis cette région clé.
En Europe, les prix du gaz de gros ont bondi de plus de 50% en une journée, tandis que le Brent a grimpé de 8% face aux craintes de pénurie.
Le marché gazier mondial est particulièrement touché par l'arrêt du complexe de Ras Laffan au Qatar, plus grande installation gaz naturel liquéfié au monde, créant un choc pour l'Asie et l'Europe.
Bernstein Research prévoit désormais un Brent moyen à 80 dollars par baril en 2026 (contre 65 dollars précédemment), pouvant atteindre 120-150 dollars en cas de conflit prolongé.
Le transport maritime souffre également: l'armateur allemand Hapag-Lloyd suspend les réservations Afrique-Golfe, affectant les flux vers les Émirats, l'Irak, le Koweït, le Qatar, l'est saoudien et le port de Jebel Ali à Dubaï.
Le vice-commandant iranien Kiumars Heidari affirme que Téhéran gère toujours le trafic dans le détroit d'Ormuz selon les normes internationales, sans fermeture pour l'instant.