La communauté internationale met en garde contre une escalade au Moyen-Orient

(VOVWORLD) - En réaction aux frappes coordonnées menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran et aux ripostes de Téhéran, de nombreux pays et organisations internationales ont appelé le 28 février à la retenue et à la reprise des efforts diplomatiques, tout en alertant sur les risques graves pour la paix et la sécurité régionales.
La communauté internationale met en garde contre une escalade au Moyen-Orient - ảnh 1Le reste d'une voiture sur les lieux après un raid aérien d'Israël et des États-Unis à Téhéran, Iran, le 28 février 2026. Photo: ISNA/REUTERS

Le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu une réunion d’urgence au siège de l’ONU à New York. En ouverture, le secrétaire général Antonio Guterres a condamné les attaques contre l’Iran, avertissant que l’action militaire au Moyen-Orient pourrait entraîner des conséquences imprévisibles et déclencher une chaîne d’événements incontrôlables dans la région la plus instable du monde. Il a exhorté la communauté internationale à «faire tout son possible pour empêcher une nouvelle escalade».

Lors de la réunion, les représentants des États membres ont présenté leurs positions. L’ambassadeur de France, Jérôme Bonnafont, a appelé à la désescalade, affirmant que le respect du droit international constitue une condition essentielle pour une sécurité durable.

L’ambassadeur chinois Fu Cong a qualifié les frappes américano-israéliennes de «flagrantes», condamnant tout recours à la force dans les conflits internationaux et insistant sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran et des autres pays de la région. Son homologue russe, Vassily Nebenzia, a également dénoncé fermement les attaques visant «un État membre souverain et indépendant des Nations unies».

Plusieurs pays ont parallèlement exprimé leurs préoccupations. L’Inde a plaidé pour une solution diplomatique, tandis que la Turquie et l’Égypte ont mis en garde contre un élargissement du conflit susceptible de menacer la stabilité mondiale. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à la retenue et à un retour aux négociations.

Affichant leur solidarité avec l’Iran, le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont estimé que Téhéran disposait du droit à «l’autodéfense et à la dissuasion». L’Irak a pour sa part condamné les frappes et averti contre toute tentative d’entraîner le pays dans le conflit.

Après les frappes iraniennes visant des bases militaires américaines dans plusieurs États de la région — notamment aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar, au Koweït et en Jordanie — les pays du Golfe ont dénoncé une violation de leur souveraineté et une menace directe pour leur sécurité. Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a affirmé se réserver le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté et son espace aérien.

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