(VOVWORLD) - Le deuxième cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien doit se dérouler la semaine prochaine à Genève, en Suisse, sous la médiation d’Oman.
Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain pour le Moyen-Orient (gauche), et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi.
Photo: REUTERS
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Dans un communiqué publié le 14 février, le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé que la Confédération restait disposée à jouer un rôle d’intermédiaire afin de faciliter le dialogue entre Washington et Téhéran, sans toutefois préciser la date exacte des échanges.
Un premier round de pourparlers indirects s’était tenu le 6 février à Oman, entre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, avec l’appui des autorités omanaises.
À l’issue de cette première rencontre, le président américain Donald Trump a averti qu’un échec des négociations pourrait entraîner des conséquences «très graves» pour Téhéran. L’Iran affirme de son côté que son programme nucléaire poursuit exclusivement des objectifs pacifiques et se dit prêt à toute forme de vérification.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a cependant indiqué que, depuis plusieurs mois, elle n’avait pas été en mesure de mener pleinement ses inspections et de vérifier l’état des stocks nucléaires iraniens.
La Suisse joue depuis longtemps un rôle de canal diplomatique entre les deux pays. Elle représente les intérêts américains en Iran depuis la rupture des relations entre Washington et Téhéran, consécutive à la crise des otages de 1980. L’ambassade suisse à Téhéran assure aujourd’hui encore certaines fonctions consulaires et maintient un minimum de communication entre les deux capitales, dans un contexte de tensions persistantes.