(VOVWORLD) - Dans son premier discours de politique générale de l’année, prononcé ce jeudi, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a dressé un tableau préoccupant des défis auxquels la communauté internationale devra faire face en 2026.
António Guterres a averti que le monde était aujourd’hui «en proie aux conflits, aux inégalités et à des événements imprévisibles», et que la coopération internationale s’affaiblissait précisément au moment où elle était la plus nécessaire. L’ordre mondial subit une pression sans précédent en raison des guerres, des divisions géopolitiques, du changement climatique et de l’érosion du droit international, mettant le multilatéralisme à rude épreuve, a-t-il estimé.
Le secrétaire général a notamment mis en garde contre «l’érosion du droit international qui se déroule sous nos yeux», citant la poursuite des attaques contre les civils et les travailleurs humanitaires, les changements de gouvernement illégaux et le pillage des ressources. Il a par ailleurs exprimé sa profonde préoccupation face à la concentration croissante des richesses et du pouvoir, soulignant que les plus riches (1% de la population mondiale) détenaient désormais 43% de la richesse mondiale. Dans son allocution, António Guterres a aussi attiré l’attention sur les défis liés au contrôle des technologies émergentes, en particulier l’intelligence artificielle.
S’agissant du changement climatique, le chef de l’ONU a averti qu’un monde plongé dans le chaos climatique «ne saurait être un monde pacifique». Il a exhorté les États à accélérer la réduction des émissions, à garantir une transition énergétique juste et à renforcer le financement de la lutte contre le changement climatique.
Enfin, António Guterres a insisté sur l’urgence de réformes institutionnelles mondiales, notamment au sein des institutions financières internationales et du Conseil de sécurité des Nations Unies, affirmant que «les solutions conçues pour les problèmes de 1945 ne peuvent répondre aux défis de 2026».