(VOVWORLD) - Téhéran s’est dit prêt à contribuer à une désescalade des tensions au Moyen-Orient. Cette position a été réaffirmée par le président iranien Masoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lundi 9 mars.
Le président iranien, Masoud Pezeshkian. Photo: WANA/Majid Asgaripour via REUTERS
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Selon le président iranien, son pays est disposé à réduire les tensions à condition que «l’espace aérien, le territoire et les eaux des pays voisins ne soient pas utilisés pour mener des attaques contre le peuple iranien».
De son côté, le président turc a appelé à mettre fin aux actions visant des pays musulmans dans la région, tout en réaffirmant l’opposition d’Ankara à toute intervention illégale dans les affaires intérieures de l’Iran.
Le même jour, dans une interview télévisée, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazim Garibabadi, a indiqué que la Chine, la Russie, la France et plusieurs autres pays avaient pris contact avec Téhéran pour évoquer la possibilité d’un cessez-le-feu ou d’un accord mettant fin aux hostilités. Il a toutefois souligné que tout accord éventuel devrait comporter des garanties empêchant la répétition d’actions hostiles contre l’Iran.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que des négociations avec les États-Unis ne figuraient actuellement pas à l’ordre du jour de Téhéran et qu’il était encore trop tôt pour que le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, se prononce sur d’éventuels pourparlers avec Washington.
Réagissant aux propos du président américain Donald Trump affirmant que le conflit avec l’Iran pourrait bientôt prendre fin, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) a déclaré que ce serait «l’Iran qui déciderait du moment où la guerre prendra fin», affirmant que l’évolution future de la situation régionale dépendait de ses forces armées.