Mer orientale : la communauté internationale dénonce les agissements de la Chine

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Photo: Tien phong

(VOVworld) – La Chine, qui a installé illégalement Haiyang-981 et des escortes militaires en mer Orientale, a l’ambition de revendiquer sa juridiction sur cette mer, affirment les experts étrangers et la presse internationale.

André Bouny, président du Comité international de soutien aux victimes vietnamiennes de l’agent orange/dioxine, a publié lundi sur www.Agoravox.fr un article dénonçant les agissements de Pékin. Selon lui, les exigences chinoises en mer Orientale sont absurdes et violent le droit international. Il a critiqué la stratégie hégémonique de Pékin qui a recouru à la force pour s’emparer de l’archipel de Hoàng Sa (Paracels) du Vietnam en 1956 et  en 1974. A l’appui de ses arguments, M. Bouny fait montrer une carte chinoise, réalisée sous la dynastie Qing (1644-1912) et publiée en 1904, qui affirme que l’extrême sud de Chine ne dépassait pas l’île de Hainan. Le territoire chinois n’a jamais comporté les archipels de Hoàng Sa et de Truong Sa du Vietnam. Il est donc « incroyable » que la compagnie générale du pétrole off-shore de la Chine ait lancé en juin 2012, un appel d’offre pour des prospections pétrolières dans le 9ème lot, situé en pleine zone économique exclusive et sur le plateau continental du Vietnam. Il ne s’agit pas d’une zone en conflit, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. C’est pourquoi, aucune compagnie étrangère n’a pris part à cette adjudication, affirme André Bouny. Celui-ci a également publié des images et des documents démontrant que l’Etat Vietnam exerçait sa souveraineté sur les deux archipels de Hoàng Sa et de Truong Sa depuis de longues décennies. La carte chinoise datant de la dynastie Qing, des actes de naissance de citoyens vietnamiens sur l’archipel de Hoàng Sa en 1940, des dossiers relatifs à la construction du système d’éclairage à Hoàng Sa, ou encore l’Annuaire du service de météorologie d’Indochine en 1940 le prouvent.

La chaîne allemande Deutsche Welle estime quant à elle que l’installation de quatre autres plate-forme de forage en mer Orientale donne à la Chine l’opportunité de créer des antécédents pour appuyer ses revendications sur la quasi-totalité de la mer Orientale. Lors d’une interview accordée à Deutsche Welle, le Professeur Ian Storey, de l’Institut des recherches sur l’Asie du Sud-Est,  a déclaré que la Chine était déterminée à déployer de nouvelles plate-forme de forage pétrolière dans l’avenir. Pékin voudrait affirmer ce qu’il appelle « le droit historique » au niveau des ressources pétrolières, gazières et halieutiques à l’intérieur de son tracé en 9 traits, tracé qui est vivement critiqué par la communauté internationale car il va à l’encontre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982./.

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