(VOVWORLD) - Après deux jours de travaux (24 et 25 juin), le sommet de l’OTAN s’est achevé par l’adoption d’une Déclaration conjointe de La Haye, marquant un tournant majeur: les pays membres se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5% du produit intérieur brut (PIB).
Une décision historique, dans un contexte international fortement fragmenté, qui vise à repenser le rôle et la mission de l’Alliance atlantique.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. Photo: REUTERS/Piroschka Van De Wouw |
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a précisé les contours de ce nouvel engagement lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet:
«Les alliés se sont mis d’accord pour investir 5% de leur PIB annuel dans la défense. C’est un engagement essentiel face aux menaces pesant sur notre sécurité», a-t-il précisé.
Ce plan d’investissement prévoit une affectation minimale de 3,5% du PIB aux dépenses strictement militaires — notamment le financement des forces armées, des systèmes de défense aérienne, des munitions, des drones ou encore des blindés. Les 1,5% restants seront dédiés à des investissements de soutien à la défense et à la sécurité.
Dans la déclaration finale, les membres ont également réaffirmé leur attachement au principe de défense collective, inscrit à l’article 5 du Traité de Washington, selon lequel une attaque contre un ou plusieurs membres de l’Alliance constitue une attaque contre l’ensemble des pays membres.
S’agissant de l’Ukraine, la Déclaration ne mentionne pas directement sa candidature à l’adhésion, mais elle souligne que la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine sont étroitement liées à la sécurité de l’OTAN. Par ailleurs, les pays membres ont convenu que les aides militaires fournies à Kiev seraient intégrées dans leur taux de dépenses de défense.