La productivité totale des facteurs, la clé de l’intégration internationale

(VOVworld) - Parmi les indices économiques fixés par le Parti communiste vietnamien lors de son dernier congrès, la PTF (productivité totale des facteurs) fait figure de nouveauté. Le Parti a décidé qu’elle soit portée à entre 30 et 35% en 2020. C’est un objectif difficile mais néanmoins indispensable pour l’intégration internationale du pays.

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Photo : cafef.vn

A la différence de la productivité, la productivité totale des facteurs, en abréviation PTF, se traduit par les contributions du savoir, des expériences, de la qualité des investissements, des technologies ou encore de la gestion… dans la croissance. Et force est de constater que dans ce domaine, le Vietnam a encore fort à faire puisque sa PTF était encore négative en 2010.   

Un objectif difficile mais réalisable

Ce n’est qu’à partir de 2011 que la productivité totale des facteurs a commencé à augmenter, constate Nguyen Quan, le ministre des Sciences et des Technologies, selon lequel la PTF aura contribué à la croissance économique nationale à hauteur de 26% par an, en moyenne, entre 2011 et 2014. Lorsque la PTF augmente, le PIB augmente aussi, sans avoir nécessairement besoin d’une majoration des capitaux, de la main d’œuvre ou de l’exploitation des ressources naturelles. On comprend dès lors pourquoi tous les pays désireux d’obtenir un développement durable cherchent à augmenter leur PTF. Dans la résolution adoptée lors de son 12ème congrès national, le Parti communiste vietnamien s’est fixé pour objectif qu’en 2020, la productivité totale des facteurs, notamment scientifiques et technologiques, contribue à hauteur de 35% à la croissance économique. Nguyen Quan :

«Nous jugeons cet objectif tout à fait réalisable puisque l’an dernier, ce chiffre a déjà dépassé les 34%. Cette année, il pourrait atteindre près de 39%. Mais comme la PTF était en dessous de 20% au cours des premières années de la période 2011-2020, nous pouvons seulement espérer une moyenne de 30 à 35% pour toute la décennie. L’essor économique actuel du pays nous permet d’y croire.»

Opportunités et défis

Après l’adhésion du Vietnam à la Communauté économique aséanienne et à l’accord de partenariat transpacifique, les salaires et les revenus des travailleurs devraient augmenter. Mais ceux-ci devront aussi affronter une concurrence plus rude sur le marché du travail qui sera ouvert à une main d’œuvre qualifiée, venant d’autres pays. Ils devront apprendre beaucoup plus, et notamment l’anglais. Vu Thi Thao Vy, vice-présidente de l’Association des étudiants de l’Ecole d’Economie nationale de Hanoï :

«Chacun doit être conscient de ce qu’il devra faire pour trouver un emploi sur le marché régional. Pour la jeune génération, c’est aussi un devoir que de progresser et de contribuer au développement du pays.»

Afin d’augmenter la productivité totale des facteurs, le Vietnam entend faciliter les importations technologiques, employer davantage d’experts de haut niveau, mobiliser les scientifiques, les instituts et les écoles pour accompagner les entreprises. Ministères et localités rivalisent d’initiative pour mettre en œuvre le programme d’amélioration de la productivité et de la qualité des produits, période 2016-2020, lequel consiste à aider au renouvellement technologique de 60.000 entreprises et à établir 2000 nouveaux critères nationaux correspondant aux normes internationales.

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