(VOVWORLD) - Le 1er mars, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s’est entretenu par téléphone avec son homologue russe Sergueï Lavrov, à l’initiative de Moscou, afin de discuter de la situation en Iran.
Wang Yi a rappelé qu’à l’initiative conjointe de la Chine et de la Russie, le Conseil de sécurité des Nations unies avait tenu, le 28 février, une réunion d’urgence consacrée à l’Iran. Pékin réaffirme son attachement aux objectifs et principes de la Charte des Nations unies. Le chef de la diplomatie chinoise a jugé «inacceptables» les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran alors que des négociations étaient en cours entre Washington et Téhéran. Il a également dénoncé l’«assassinat public» d’un dirigeant d’un État souverain et toute tentative d’incitation à un changement de régime, estimant que ces actes violent le droit international et les normes fondamentales des relations internationales.
La position chinoise s’articule autour de trois points: cessation immédiate des actions militaires; prévention d’une escalade incontrôlée; reprise rapide du dialogue et des négociations; opposition aux actions unilatérales.
De son côté, Sergueï Lavrov a estimé que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran portaient gravement atteinte à la stabilité du Moyen-Orient. Moscou partage, selon lui, une position similaire à celle de Pékin et se dit prêt à renforcer la coordination bilatérale, notamment dans les enceintes multilatérales telles que l’ONU et l’Organisation de coopération de Shanghai, afin d’appeler à un arrêt immédiat des hostilités et à un règlement diplomatique.