Des manifestations massives d’agriculteurs européens à Bruxelles

(VOVWORLD) - Le mouvement de protestation des agriculteurs, né en France, a gagné de nombreux pays européens. Ces agriculteurs réclament à la Commission européenne (CE) de changer ses politiques agricoles et environnementales.

Ce jeudi, des milliers d’agriculteurs venus de plusieurs pays ont convergé vers Bruxelles, la capitale belge, où se tient un sommet extraordinaire de l’Union européenne (UE) sur l’aide à l’Ukraine. Ils ont bloqué des lieux stratégiques, comme le Parlement européen (PE) et la Commission européenne, pour faire entendre leurs revendications.

Les agriculteurs européens demandent l’abolition ou l’assouplissement des normes environnementales, l’augmentation des aides agricoles et la protection des marchés européens face à la concurrence des produits importés. Ils s’opposent notamment à la signature d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Marché commun sud-américain (Mercosur), qui est soutenu par la Commission européenne mais qui menace, selon eux, leurs intérêts.

La mobilisation des agriculteurs a commencé le 31 janvier, avec des blocages de routes par des agriculteurs français et belges. D’autres pays ont rejoint le mouvement, comme l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Italie. En Grèce, des centaines d’agriculteurs ont également manifesté leur solidarité en bloquant une route nationale. À Bruxelles, les premiers tracteurs sont arrivés devant le Parlement européen.

«Nous, on a voulu venir tout de suite ici parce qu'on pense que le plus important c'est de bloquer le Parlement. C'est la capitale de l'Union européenne, c'est là que tout se décide. Et voilà, maintenant on attend pour voir ce qu'ils vont décider parce qu'on a quelques revendications», a déclaré Allan Tavernel, un agriculteur belge.

Face à la pression des agriculteurs, la Commission a annoncé jeudi des mesures d’apaisement, comme des contrôles plus stricts des produits agricoles importés d’Ukraine ou une exemption cette année de la règle qui oblige les agriculteurs à laisser au moins 3% de leurs terres en jachère pour préserver l’écosystème.

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