Dossier groenlandais: l’Europe durcit le ton, Washington cherche l’apaisement

(VOVWORLD) - Les divergences autour du Groenland continuent de peser sur les relations transatlantiques. 

La France a appelé l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à organiser des exercices militaires sur ce territoire arctique, tandis que les États-Unis multiplient les signaux en direction de leurs alliés européens pour tenter de désamorcer les tensions.

Le 21 janvier, la présidence française a indiqué que Paris soutenait la tenue de manœuvres de l’OTAN au Groenland et se disait prêt à y contribuer militairement. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les réactions suscitées, au sein de l’Union européenne, par le souhait du président américain Donald Trump concernant un éventuel contrôle du Groenland, territoire autonome du Danemark.

Le même jour, le Premier ministre polonais Donald Tusk a appelé les Européens à ne pas céder aux pressions américaines sur ce dossier. Dans un message publié sur le réseau social X, il a estimé que «toute concession est un signe de faiblesse» et a exhorté l’Union européenne à adopter une attitude plus ferme, évoquant notamment le recours à l’instrument anti-coercition (IAC) pour défendre les intérêts économiques du bloc.

Face à ces prises de position, Washington tente de calmer le jeu. S’exprimant devant le Parlement britannique le 20 janvier, le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Mike Johnson, a affirmé que sa visite visait à contribuer à l’apaisement des tensions entre les États-Unis et leurs partenaires européens.

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