(VOVWORLD) - La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP30) s’est ouverte le 10 novembre à Belém, dans l’État du Pará (Brésil), après que les pays membres sont parvenus à un consensus sur le programme de travail.
Les délégués au Sommet sur le climat de Belém, organisé en prélude à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP30), posent pour une photo souvenir à Belém, au Brésil, le 7 novembre 2025. Photo : REUTERS/Adriano Machado |
Lors de la cérémonie d’ouverture, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a exhorté la communauté internationale à transformer les engagements en actions concrètes, en insistant sur la nécessité d’accroître les financements climatiques et de sortir progressivement de la dépendance aux énergies fossiles.
«La crise climatique n’est plus une menace pour l’avenir, mais une tragédie du présent», a-t-il déclaré.
L’un des principaux objectifs de cette édition est de quadrupler les financements mondiaux pour le climat, passant de 300 milliards de dollars par an actuellement à 1.300 milliards d’ici 2035, conformément à la feuille de route adoptée lors de la COP29 à Bakou.
Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, a averti que les engagements actuels «ne progressent pas assez vite» pour freiner les émissions mondiales. Selon lui, 113 pays ont soumis de nouvelles contributions nationales (NDC) couvrant 69 % des émissions mondiales, mais la réduction estimée de 12% d’ici 2035 reste insuffisante pour maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 °C.
Organisée du 10 au 21 novembre au cœur de l’Amazonie, la COP30 est appelée à marquer un tournant décisif vers une action climatique plus ambitieuse, dans la perspective d’un avenir équitable et durable pour la planète.