(VOVWORLD) - À la date du 9 février, la tempête Marta a provoqué d’importants dégâts dans l’ensemble de la péninsule Ibérique. Il s’agit de la troisième tempête majeure à frapper la région en l’espace de quelques semaines, après Leonardo et Kristin, aggravant une situation déjà critique dans des zones fragilisées par la répétition des phénomènes climatiques extrêmes.
En Espagne, la gravité de la tempête se manifeste notamment en Andalousie, où plus de 11.000 personnes ont été évacuées. Face à la montée exceptionnelle des eaux, les autorités locales ont déclenché le niveau d’alerte maximal dans plusieurs grandes villes, dont Malaga et Cadix.
«Ce n’est pas la première fois que je vis une situation comme celle-ci, mais cette fois-ci, c’était bien plus intense et les inondations étaient beaucoup plus graves qu’auparavant. Quand j’étais enfant, les tempêtes duraient généralement un ou deux jours et restaient limitées. Ces derniers jours, j’ai vécu dans l’angoisse, le malaise et la peur», témoigne Mari Carmen Sánchez, résidente andalouse.
Au Portugal, bien que le territoire soit plus restreint que celui de l’Espagne, les conséquences de la tempête Marta s’avèrent encore plus sévères. Les premières estimations font état de pertes agricoles d’au moins 890 millions de dollars, tandis qu’au moins une personne a perdu la vie.
«Nous espérons seulement que l’eau se retire rapidement et que la tempête se calme, afin de pouvoir constater ce qu’il reste de notre maison. Pour l’instant, nous ne savons absolument pas quoi faire. L’attente est interminable, heure après heure, et le désespoir grandit», confie Pepi Capo, une habitante portugaise.
Les zones côtières portugaises sont particulièrement touchées, confrontées à une forte intrusion d’eau salée et à une érosion côtière accélérée. Les dispositifs de protection du littoral semblent aujourd’hui dépassés par la fréquence et l’intensité croissantes des tempêtes majeures, comme Leonardo, puis l’actuelle Marta...