(VOVWORLD) - Parmi les messages clés de son discours de clôture du 2ᵉ plénum du Comité central, discours prononcé le 25 mars, le secrétaire général du Parti, Tô Lâm, a mis en avant l’objectif d’une croissance économique à deux chiffres. Il a défini, pour en encadrer la poursuite, quatre principes fondamentaux: une croissance réelle, le maintien de la stabilité macroéconomique, l’utilisation efficiente des ressources et l’amélioration du niveau de vie de la population, dans le respect de l’équité sociale.
Selon le secrétaire général, cet objectif répond à une nécessité du développement national dans la nouvelle phase, mais aussi à une aspiration collective à l’élévation. Le Vietnam, a-t-il insisté, ne saurait se satisfaire d’une croissance faible. Il doit persévérer dans la recherche d’une croissance élevée, durable et de qualité.
Séance de clôture du 2e plénum du Comité central, le 25 mars. Photo: VOV |
Quatre principes structurants
Le premier principe est celui d’une croissance «réelle», c’est-à-dire qui ne sacrifie ni la qualité ni la durabilité à la seule vitesse. Selon Tô Lâm, la progression du PIB doit aller de pair avec une amélioration de la productivité globale des facteurs, de la qualité des produits, de la compétitivité nationale et de la valeur ajoutée.
«Chaque point de pourcentage de croissance du PIB doit intégrer une part plus élevée de savoir et de valeur ajoutée. La croissance d’aujourd’hui ne doit pas compromettre les bases du développement de demain, ni entamer les ressources des générations futures. Il faut résolument abandonner la logique de la performance à tout prix. Une croissance fondée uniquement sur la vitesse, au détriment de la qualité, n’est pas soutenable et risque, à la fin des fins, de coûter cher à l’économie», a-t-il martelé.
Le secrétaire général du Parti, Tô Lâm. Photo: VOV |
Deuxième principe: la stabilité macroéconomique, condition préalable à un fonctionnement sûr, flexible et efficace de l’économie. La maîtrise de l’inflation et l’équilibre des grands agrégats doivent guider la conduite des politiques budgétaire et monétaire, dans une approche proactive et coordonnée, afin de soutenir la croissance tout en renforçant la confiance des marchés et la résilience face aux chocs externes.
Troisième principe: l’objectif d’une croissance à deux chiffres suppose une mobilisation et une allocation efficaces de toutes les ressources disponibles. Le Vietnam entend ainsi prioriser les projets stratégiques, renforcer les partenariats public-privé et privilégier les investissements à fort impact, capables de générer une réelle valeur ajoutée et de consolider les infrastructures essentielles.
Quatrième principe: la croissance doit être mise au service direct de la population, en améliorant ses conditions de vie matérielles et spirituelles, et en garantissant l’équité sociale.
«Toutes les politiques, tous les projets et toutes les ressources d’investissement doivent viser à créer une valeur réelle pour les citoyens, à accroître les revenus, à réduire la pauvreté, à combler les écarts de développement, à améliorer le bien-être social et à garantir les droits et intérêts légitimes de toutes les catégories de la population. Les fruits de la croissance doivent être équitablement partagés, afin de consolider le consensus social et d’assurer un développement durable», a souligné le secrétaire général.
Un cadre de référence pour le développement
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Pour de nombreux experts, ces quatre principes ne relèvent pas seulement de la gestion économique à court terme, mais constituent un véritable cadre de référence pour l’ensemble du processus de développement dans la nouvelle phase.
La croissance y est pensée comme un ensemble cohérent: qualitative, adossée à une base macroéconomique stable, soutenue par une utilisation efficiente des ressources et orientée vers un objectif social clairement défini.
Cette approche reflète la logique d’un développement moderne: une économie qui croît tout en se renforçant, une stabilité macroéconomique garante de la confiance et de la résilience, des ressources allouées de manière stratégique pour générer des effets d’entraînement, et, in fine, une amélioration tangible du bien-être de la population.
Au-delà d’un simple cadre d’action, les principes énoncés par le secrétaire général traduisent un engagement constant en faveur d’objectifs de long terme. Ils affirment, en filigrane, une priorité claire: toute dynamique de développement doit, en définitive, converger vers le bien-être et le bonheur du peuple.