(VOVWORLD) - Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’ONU ont exprimé leur opposition à la décision d’Israël de renforcer son contrôle sur la Cisjordanie.
En effet, le cabinet de sécurité israélien avait approuvé un élargissement de son autorité dans la région, incluant l’achat de terres appartenant à des résidents juifs ainsi que des mesures contre des personnes accusées de violations des réglementations environnementales et archéologiques dans les zones administrées par l’Autorité palestinienne.
S’opposant fermement à cet acte, le président américain Donald Trump estime que la stabilité régionale est essentielle à la sécurité d’Israël et conforme aux objectifs de paix poursuivis par Washington.
De son côté, le ministère britannique des Affaires étrangères a averti que toute modification majeure concernant le territoire, l’application de la loi ou l’administration en Cisjordanie porterait atteinte aux efforts en faveur de la paix et de la stabilité. Londres a par ailleurs souligné que toute action unilatérale visant à modifier la structure géographique ou démographique de la Palestine est «inacceptable» et contraire au droit international, appelant Israël à revenir immédiatement sur sa décision. Le Royaume-Uni a par ailleurs réaffirmé que la solution à deux États demeure la seule voie viable vers une paix durable, fondée sur la coexistence d’un Israël en sécurité et d’un État palestinien indépendant et souverain.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, sont «juridiquement invalides» et constituent «une grave violation du droit international». Il évoque également sa profonde préoccupation face à cette décision du cabinet de sécurité israélien, avertissant que cette mesure compromet sérieusement les perspectives d’une solution à deux États...