(VOVWORLD) - Des enquêteurs des Nations Unies ont annoncé, vendredi, avoir découvert des éléments accablants suggérant que les exactions commises par les Forces de soutien rapide (FSR) à El-Fasher, dans l’État du Darfour-Nord au Soudan, pourraient constituer un génocide.
La mission internationale d’enquête affirme avoir recueilli des preuves d’actes de massacres, de disparitions forcées, de torture, de violences sexuelles et de détentions arbitraires systématiques. Selon le rapport, la majorité des attaques auraient visé des membres des communautés ethniques Zaghawa et Fur, ce qui laisse craindre une volonté d’anéantissement partiel ou total de ces groupes.
Les enquêteurs font également état de la présence de combattants étrangers équipés d’armes modernes, sans préciser leur origine. Ils appellent la communauté internationale à renforcer l’application de l’embargo sur les armes visant le Darfour et à l’étendre à l’ensemble du territoire soudanais. Le rapport recommande en outre l’imposition de sanctions ciblées contre les individus et entités soupçonnés de violations graves. Ces conclusions devraient être examinées prochainement par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le conflit au Soudan a éclaté en avril 2023 à la suite d’une lutte de pouvoir entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide concernant l’intégration de ces forces paramilitaires. À ce jour, les efforts de médiation menés par l’ONU, l’Union africaine et plusieurs pays de la région n’ont pas permis d’instaurer un cessez-le-feu durable, tandis que les combats continuent de s’étendre dans plusieurs régions.