La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a estimé que la vague d'investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle contribuait à maintenir la croissance mondiale autour de 3%.

Ce «choc de demande et d'investissement» devrait apporter entre 0,5 et 1 point de croissance aux économies avancées d'Asie, et entre 0,2 et 0,8 point aux économies émergentes de la région, la plupart des entreprises bâtissant ces infrastructures étant installées en Asie.

Elle a toutefois averti que l'IA formait un “tsunami au ralenti”, aux conséquences profondes sur le marché du travail mondial. Selon le FMI, 40% des emplois pourraient être transformés, dégradés ou supprimés. Si les tâches répétitives reculent, la demande progresse dans la construction et les centres de données.

De son côté, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a indiqué que l'institution misait sur une «IA à petite échelle», avec des outils destinés à accroître la productivité des agriculteurs, des professionnels de santé et des enseignants dans les économies émergentes.