À Charlwood (Surrey), le mercure a atteint 35,7 °C, ce qui a effacé le précédent record de 35,6 °C qui datait de juin 1976. Peu après, Wiggonholt (West Sussex) est monté à 35,8 °C. En fin de journée, Gosport et Wisley ont franchi la barre des 36 °C, une première dans les relevés météorologiques modernes pour un mois de juin en Angleterre.
Les météorologues prévoient une poursuite de la hausse, avec des pics pouvant atteindre 40 °C dès le 25 juin. En Écosse, Aberdeen a également battu son record annuel avec 29,4 °C.
En France, la journée du 24 juin est officiellement devenue la plus chaude jamais enregistrée dans le pays depuis le début des relevés météorologiques en 1947.
Selon les données provisoires publiées à 20 heures par Météo-France, la température moyenne nationale, calculée sur la base des relevés diurnes et nocturnes effectués dans 30 stations de référence, a atteint 30 °C, dépassant ainsi le précédent record de 29,9 °C établi la veille.
Cette vague de chaleur exceptionnelle a fait grimper le mercure à des niveaux particulièrement élevés dans plusieurs régions. La température maximale de la journée a atteint 43,8 °C, relevée dans les communes de Palluau, dans le département de la Vendée, et de Pissos, dans le sud-ouest de la France.
À Paris, Météo-France a enregistré une température de 40,3 °C. En cent cinquante ans de mesures météorologiques, c’est seulement la quatrième fois que la capitale française franchit le seuil des 40 °C, et la première depuis le début de l’année.
Face à cette situation, le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme. L’Europe se réchauffe presque deux fois plus vite que la moyenne mondiale, a-t-il souligné en appelant les gouvernements à renforcer leurs systèmes de santé et à accélérer la réduction des émissions.
