«L’effondrement de l’économie de Gaza constitue la crise économique la plus grave jamais enregistrée dans le monde, anéantissant des décennies de développement», a déclaré devant la presse à Genève Pedro Manuel Moreno, secrétaire général par intérim de la CNUCED, à l’occasion de la publication d’un rapport par l’organisation.
Selon l’organisation, 92% des établissements économiques de Gaza ont été endommagés ou détruits. Le PIB par habitant et par jour s’établit désormais à 0,58 dollar, tandis que les prix ont augmenté de 274% par rapport à 2022.
Le coordinateur de la CNUCED chargé de l’assistance au peuple palestinien, Mutasim Elagraa, a souligné qu’avant octobre 2023, deux habitants de Gaza sur trois étaient déjà considérés comme pauvres, contre la totalité de la population aujourd’hui, selon plusieurs critères. La production industrielle et agricole a chuté de 94%, et seuls 1,5% des terres cultivables restent utilisables, laissant la population largement dépendante de l’aide alimentaire humanitaire.
Le conflit a par ailleurs détruit des centaines de milliers d’emplois, portant à plus de 90% le taux de chômage parmi la population en âge de travailler.
