En représailles, l’Iran a visé des installations et des intérêts américains dans plusieurs pays de la région, notamment à Bahreïn, au Koweït, au Qatar, en Jordanie et à Oman.

Selon un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat, les frappes de Washington visaient des systèmes de missiles, des dispositifs de défense aérienne et de petites embarcations du Corps des gardiens de la révolution islamique afin de réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Les médias d’État iraniens ont de leur côté confirmé que plus de dix projectiles avaient atteint l'île de Qeshm. Le gouverneur de l'île, Hossein Amir Teymouri, a indiqué que les frappes avaient visé exclusivement des objectifs militaires et n'avaient fait aucune victime. En revanche, l'agence Mehr News a rapporté qu'au moins une personne avait été tuée et deux autres blessées lors de frappes aériennes américaines dans le sud de l’Iran. Les victimes étaient des employés et l’opérateur de télécommunications Hamrahe-Aval qui intervenaient pour rétablir les communications.

En riposte, l'armée iranienne a annoncé avoir mené une attaque de drones contre des positions américaines au Koweït. Les Gardiens de la révolution affirment avoir détruit un lanceur de missiles sol-sol HIMARS au cours d'une opération de précision.

Le Koweït a confirmé que trois postes-frontières dans le nord du pays ainsi qu’une plate-forme offshore de la Compagnie pétrolière du Koweït avaient été endommagés. Au Qatar, trois personnes ont été blessées par des éclats d’obus lors de l’interception de missiles iraniens, selon le ministère de l’Intérieur. En Jordanie, trois missiles iraniens ont touché différentes zones du pays, causant des dégâts matériels mineurs sans faire de victimes. Des alertes aux missiles ont également été déclenchées aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.

Face à cette nouvelle escalade, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est déclaré profondément préoccupé par la détérioration de la situation dans le Golfe. Il a appelé toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à éviter toute nouvelle escalade et à prendre sans délai des mesures pour désamorcer les tensions.