La police népalaise a précisé que la région de Chitwan était la plus durement touchée, avec 178 décès recensés. Les équipes de secours poursuivent leurs recherches, mais se heurtent à de nombreuses difficultés liées aux terrains montagneux, aux intempéries, aux infrastructures détruites, aux coupures de courant et à d'autres obstacles. Face aux risques de nouvelles inondations et de glissements de terrain le long de la frontière sino-népalaise, la Croix-Rouge népalaise met par ailleurs en garde contre les dangers croissants auxquels sont confrontées les équipes de secours.
À la suite de ces catastrophes dévastatrices, l'Inde a immédiatement renforcé la surveillance des lacs glaciaires et des zones à haut risque, notamment dans les régions montagneuses situées près de la frontière avec le Népal. L’Autorité de gestion des catastrophes et de rétablissement de l’État indien d’Uttarakhand (DMA) a indiqué que le gouvernement de cet État intensifiait des études scientifiques et la surveillance des lacs glaciaires, des rivières et des zones sensibles exposées aux crues soudaines et aux glissements de terrain. Les autorités ont également entrepris de réexaminer les itinéraires d'évacuation, de cartographier les zones potentiellement touchées et de mettre en place des mécanismes d'alerte locaux afin de limiter les dégâts en cas de catastrophe.
En Chine, le ministère des Ressources en eau a activé le niveau IV de son plan d'intervention d'urgence face aux inondations, soit le niveau le plus bas du système national d'alerte aux catastrophes à quatre niveaux. Le ministère a averti que le lac de barrage formé à la suite du glissement de terrain survenu à la frontière sino-népalaise présentait un risque élevé de rupture, susceptible d'entraîner des crues soudaines en aval.
