S'exprimant devant la presse, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué que les cours reprendraient progressivement dès que les conditions le permettraient.

Depuis fin septembre, ce mouvement, né du mécontentement lié aux conditions d'enseignement, s'est propagé à de nombreuses localités.

Les lycéens réclament davantage d'enseignants, des classes moins chargées et de meilleures conditions matérielles, dénonçant notamment le manque de professeurs remplaçants.

Le week-end dernier, certaines manifestations ont donné lieu à des affrontements et des dégradations. Selon le ministère de l'Éducation, 24 établissements ont été incendiés ou gravement endommagés, et 78 membres du personnel de l'Éducation nationale ont été blessés.

Les syndicats enseignants ont exprimé leur soutien aux revendications lycéennes, tout en critiquant la gestion de la crise par le gouvernement.

Le même jour, le ministère de l'Intérieur a indiqué que, depuis le déclenchement du mouvement le 28 septembre, plus de 6.000 personnes avaient été interpellées, tandis que 715 policiers et gendarmes avaient été blessés.