Cette initiative intervient dans un contexte d'inquiétudes croissantes quant à l'insuffisance des ressources financières dont Kiev pourrait disposer dans un avenir proche.

Dans une lettre adressée à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Kaja Kallas ainsi qu’à la ministre irlandaise des Affaires étrangères Helen McEntee, les ministres de ces quatre pays ont demandé à la Commission européenne de désigner des experts techniques chargés d’étudier de nouvelles options pour l’utilisation de ces avoirs gelés. La question devrait être examinée lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, prévue en Irlande la semaine prochaine.

Cette proposition intervient alors que l'Union européenne a accordé un prêt de 90 milliards d'euros, soit environ 104,8 milliards de dollars, pour soutenir l'Ukraine pendant deux ans, entre 2026 et 2027. Les quatre pays estiment toutefois que cette enveloppe pourrait ne pas suffire à couvrir les besoins financiers de Kiev. Selon eux, les coûts liés au conflit continuent d'augmenter et l'Union doit mettre en place des sources de financement plus stables pour l'Ukraine.

Actuellement, environ 210 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale russe sont gelés dans l’Union européenne, dont quelque 185 milliards sont gérés par Euroclear, un dépositaire central de titres basé en Belgique. L'Union européenne avait déjà envisagé d'utiliser ces actifs comme garantie pour un prêt destiné à soutenir l'Ukraine. Les discussions n'ont toutefois pas permis de parvenir à un consensus, en raison de questions d'ordre juridique et financier.