C’est le constat dressé par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ce mardi, lors d’un débat du Conseil de sécurité sur les liens entre conflits et faim.

Pour la première fois depuis le début du siècle, la famine a touché simultanément deux zones de conflit: le Soudan et la bande de Gaza. Dans 12 des 13 zones les plus préoccupantes suivies par l’ONU, la violence est désormais la principale cause de la faim. Les infrastructures vitales, notamment les exploitations agricoles, les sources d’eau, les marchés, les entrepôts, les ports et les voies de transport, sont gravement perturbées ou détruites.

António Guterres a exhorté le Conseil de sécurité à réagir dès les premiers signaux d’alerte, sans attendre la déclaration officielle de famine, et a plaidé pour une protection renforcée des infrastructures alimentaires et une aide humanitaire accrue.