Conséquence directe des multiples crises mondiales, des dizaines de millions de personnes basculent dans la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
Lors d’un point presse à Genève, Rania Dagash-Kamara, cadre dirigeante au Programme alimentaire mondial (PAM), a révélé un manque de 75% des fonds nécessaires aux opérations de secours. Cette pénurie force l’agence à des choix tragiques pour cibler les pays à soutenir, au risque de sacrifier des vies.
Si la diminution de l’aide américaine capte l’attention du public, Washington reste le premier donateur mondial. Selon la dirigeante du PAM, le choc principal vient de la baisse simultanée, voire de la suppression, des budgets de plusieurs pays européens. Le risque de famine explose à travers le monde, et de nombreux centres de traitement de la malnutrition ferment déjà leurs portes faute de moyens.
