Il s’agit de la première hausse des taux depuis septembre 2023, soit près de trois ans.
«Le conflit au Moyen-Orient exerce des pressions inflationnistes, et cette décision de relèvement des taux a été prise sur la base de différents scénarios d'évaluation. Nous suivons de près l'évolution de ce choc et ses effets sur les perspectives à moyen terme de la zone euro», a déclaré la présidente Christine Lagarde
Cette décision était anticipée par les marchés dans un contexte où l'inflation dans la zone euro des 21 pays a dépassé les 3%, bien au-dessus de l'objectif de 2% de la BCE, alors que la croissance économique reste très faible.
Dans son nouveau scénario de référence, la BCE prévoit une inflation de 3% cette année, 2,3% en 2027 et 2% en 2028. Les prévisions de croissance ont été révisées à la baisse, avec un PIB de la zone euro progressant en moyenne de 0,8% en 2026, avant de remonter progressivement au-dessus de 1% les deux années suivantes.
Les responsables de la BCE ont indiqué que cette décision reflétait «l'impact plus marqué du conflit sur les marchés de matières premières, les revenus réels et la confiance des ménages», dans un contexte d'incertitude élevée, notamment sur l'inflation et la croissance. L'ampleur des effets dépendra de la durée et de l'intensité du choc énergétique ainsi que de ses répercussions sur l'ensemble de l'économie.
