La décision a été approuvée par neuf des douze membres votants du Comité fédéral de l'open market (FOMC). Trois gouverneurs se sont toutefois prononcés en faveur d'une hausse des taux, une première depuis 2016, avec trois membres exprimant simultanément une dissidence dans le même sens, illustrant les divergences croissantes au sein de la banque centrale sur la stratégie à adopter face à l'inflation.
À l'issue de la réunion, le président de la Fed, Kevin Warsh, a réaffirmé l'objectif de ramener l'inflation à 2%, en soulignant que l'institution ne poursuivait aucun objectif d'inflation «assoupli». Selon les analystes, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui entretiennent la hausse des prix de l'énergie, ainsi que les nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump, accentuent la pression sur la banque centrale. Plusieurs économistes estiment toutefois qu'un relèvement des taux ne permettrait pas de résoudre les facteurs géopolitiques à l'origine de ces tensions, notamment le conflit avec l'Iran et les risques pesant sur l'approvisionnement mondial en pétrole.
L'inflation demeure supérieure à l'objectif de la Fed depuis plus de cinq ans, alimentant la hausse du coût de la vie des ménages. Parallèlement, le maintien de taux d'intérêt élevés renchérit le coût du crédit et pèse sur la consommation ainsi que sur l'investissement, notamment dans les secteurs de l'automobile, des équipements industriels et de l'immobilier.
