Soulignant que la France était l’un des principaux partenaires du Vietnam en Europe, Tô Lâm a appelé les deux pays à approfondir leur coopération dans tous les domaines.
Sébastien Lecornu a soutenu les propositions de Tô Lâm concernant la coopération avec l’Union européenne. Il a notamment affirmé que la France continuerait à soutenir le Vietnam dans ses efforts pour obtenir la levée du «carton jaune» sur la pêche et sortir de la liste européenne des pays non coopératifs en matière fiscale.
Le Premier ministre français a souligné que la France considérait le Vietnam comme un partenaire important dans sa stratégie pour la région Indopacifique. Il a également présenté la France comme une porte d’entrée du Vietnam vers l’Union européenne tandis que le Vietnam constitue, pour la France, une porte d’entrée vers l’ASEAN.
À cette occasion, les deux dirigeants ont convenu de multiplier les échanges de délégations à tous les niveaux et de mettre rapidement en place de nouveaux mécanismes de coopération, et notamment le Plan d’action Vietnam-France pour la période 2026-2028.
Les deux pays entendent renforcer leur coopération dans la défense et la sécurité, notamment dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies et dans la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée.
Sur le plan économique, Hanoï et Paris souhaitent tirer davantage parti de l’Accord de libre-échange entre le Vietnam et l’Union européenne (EVFTA), afin de faire progresser les échanges commerciaux de manière plus équilibrée. Les deux parties souhaitent également approfondir leur coopération dans la culture, l’éducation et la formation, la santé, les sciences et technologies, l’innovation et la transformation numérique.
Sur les questions internationales, le Vietnam et la France partagent la volonté de renforcer le multilatéralisme et de régler les conflits par des moyens pacifiques, conformément à la Charte des Nations unies et au droit international.
Concernant la mer Orientale, les deux parties réaffirment leur soutien au règlement pacifique des différends, dans le respect du droit international et de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982. Le Vietnam et la France ont également affirmé leur volonté de se coordonner étroitement et de se soutenir mutuellement au sein des Nations unies, de l’UNESCO et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
