Adoptée mardi 21 juillet par le Parlement, la nouvelle loi entrera en vigueur le 1er septembre.
Les plateformes disposeront de quatre mois supplémentaires pour fermer les comptes déjà détenus par des mineurs de moins de 15 ans et devront mettre en place un système de vérification de l'âge approuvé par l'autorité française chargée de la protection des données.
Le texte interdit également l'utilisation des téléphones portables dans les lycées à partir du 1er septembre, sauf dans les cas prévus par le règlement intérieur des établissements. Cette décision suscite des réactions partagées au sein de la population française.
«Pour ma part, je pense qu'il ne faut pas tout interdire aux adolescents. Plus on leur interdit quelque chose, plus ils sont tentés de le faire. Aujourd'hui, un jeune qui a un téléphone portable entre les mains dispose de multiples moyens d'accéder aux réseaux sociaux. Plutôt que de multiplier les interdictions, nous devrions renforcer la sensibilisation et l'éducation au numérique, dès le plus jeune âge», dit un homme.
«Dans l'ensemble, je suis favorable à cette mesure. Je me suis mis aux réseaux sociaux assez tard. Et si j'avais le choix, je préférerais même ne pas y être. S'il n'y avait pas cette pression sociale qui pousse à avoir un compte Instagram ou à être présent sur d'autres plateformes, je m'en passerais volontiers», indique un autre.
Si les réseaux sociaux affirment avoir déjà mis en place plusieurs dispositifs de protection des jeunes utilisateurs, les entreprises concernées ont indiqué qu'elles appliqueraient les nouvelles règles dans les pays qui adoptent ce type de législation, y compris en France.
