Après deux jours de discussions, les chefs de la diplomatie des pays membres ne sont pas parvenus à rapprocher leurs positions sur plusieurs grands enjeux de sécurité mondiale.

En l'absence d'une déclaration commune approuvée par l'ensemble des membres, les États-Unis, qui assurent la présidence du G20, ont publié un compte rendu de la présidence. Celui-ci met en avant plusieurs priorités, notamment la sécurité énergétique et alimentaire, la liberté de navigation et la sécurisation des chaînes d'approvisionnement, sans toutefois annoncer de nouveaux accords concrets.

Les divergences les plus importantes ont porté sur le conflit en Ukraine et la participation du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, invité par son homologue américain Marco Rubio. Les pays européens ont réitéré leur demande à la Russie d'accepter un cessez-le-feu immédiat. Ils ont également exprimé leur opposition à toute normalisation des relations avec Moscou tant que le conflit se poursuit.

Outre l'Ukraine, le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran a également divisé les participants. Plusieurs pays ont exprimé leur inquiétude face au risque d'une reprise des opérations militaires américaines contre Téhéran, qui pourrait entraîner des représailles et accentuer l'instabilité au Moyen-Orient.

L'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz et sur d'autres voies maritimes stratégiques constitue également un défi pour la sécurité énergétique et le commerce mondial. Une autre source de désaccord concerne la proposition d'intégrer la Pologne au G20.

Malgré l'absence de déclaration commune, les pays participants ont convenu de poursuivre leurs efforts pour réduire leurs divergences en vue du sommet du G20, prévu à Miami en décembre 2026.