En Italie, la mobilisation a atteint son ampleur maximale le 30 octobre, avec des centaines de milliers de lycéens, d’étudiants et de travailleurs descendus dans la rue pour défendre leurs droits en matière d’éducation et réclamer des mesures contre la hausse du coût de la vie. Bien que les manifestants soient restés majoritairement pacifiques, le gouvernement italien a réagi fermement en déployant l’armée et en adoptant un nouveau décret sur la sécurité, qui assouplit les conditions légales de placement en détention des mineurs.

En Allemagne, le mouvement a connu une nouvelle montée en puissance le 31 octobre, sous l'impulsion du collectif de jeunes «GenZ regelt» (La génération Z prend les choses en main). Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Berlin, Francfort et Cologne pour dénoncer la dégradation des infrastructures scolaires, les pressions inflationnistes, le risque de rétablissement du service militaire obligatoire et les enjeux liés au changement climatique. Alors que les rassemblements avaient débuté dans le calme, des pillages et des affrontements ont éclaté, contraignant la police à recourir aux canons à eau pour disperser la foule.

Dans le même temps, la Suisse a également connu des manifestations réunissant plusieurs centaines de personnes à Zurich et à Bâle. Reprenant le slogan «GenZ regelt» popularisé sur les réseaux sociaux et affirmant «En Suisse aussi, nous en avons assez», les manifestants ont affiché leur solidarité avec les mouvements de contestation des jeunes dans les pays voisins et leur volonté de contribuer à leur mobilisation.