Lors d’une cérémonie tenue ce 10 octobre à Hanoï, le président de l’Assemblée nationale Trân Thanh Mân a appelé l’établissement à faire davantage le lien entre recherche, enseignement et production.

Selon lui, les résolutions du Parti, de l’Assemblée nationale et du gouvernement sur le développement des sciences et technologies, l’innovation, la transformation numérique et la réforme de l’enseignement supérieur ouvrent de nouvelles perspectives aux établissements universitaires. L’Académie doit désormais traduire ces orientations en programmes d’action, en produits scientifiques et en résultats concrets.

«L’Académie d’agriculture du Vietnam doit réformer en profondeur ses programmes de formation et former des ‘citoyens du monde’ de l’agriculture vietnamienne moderne. Il faut passer d’une formation fondée sur ce que l’établissement peut offrir à une formation répondant aux besoins de la société, des entreprises et du développement national. À leur sortie, les étudiants doivent disposer de solides connaissances, de bonnes compétences, d’un esprit d’innovation, de compétences numériques et d’une capacité d’intégration internationale, mais surtout de la volonté de contribuer au développement du pays. L’Académie doit devenir un lieu où les jeunes passionnés d’agriculture, de technologie et d’entrepreneuriat viennent étudier, faire de la recherche et se construire», a-t-il plaidé.

Trân Thanh Mân a également appelé l’Académie à investir de nouveaux domaines, notamment ceux dont le pays a besoin et qui suscitent l’intérêt de la communauté scientifique internationale.

Les innovations agricoles doivent notamment contribuer à réduire les coûts, accroître les revenus des agriculteurs et renforcer la compétitivité des produits vietnamiens sur les marchés mondiaux. C’est, selon lui, l’un des critères essentiels permettant de mesurer l’impact des sciences et technologies.

L’Académie est également appelée à participer davantage à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques dans les domaines de l’agriculture, des agriculteurs et du développement rural, à attirer des chercheurs étrangers et à favoriser les échanges scientifiques internationaux.

Elle doit enfin accélérer sa transformation numérique et moderniser sa gouvernance, tout en accordant une attention particulière à la formation de jeunes scientifiques. L’objectif fixé est de faire figurer l’établissement parmi les 100 meilleures universités d’Asie à l’horizon 2045.