Au cœur de son intervention: le renforcement de la capacité de direction du Parti, l'amélioration de la gouvernance de l'État et une administration davantage tournée vers les citoyens.
Tô Lâm a rappelé que la rationalisation de l'appareil administratif n'était pas une fin en soi. L'objectif est de permettre au Parti de mieux diriger, à l'État de gouverner plus efficacement, à l'administration d'être plus réactive et, surtout, de mieux répondre aux attentes de la population.
Pour Bùi Thi An, directrice de l'Institut des ressources, de l'environnement et du développement communautaire, le changement de méthode est clair:
«Ce qui est important, ce n'est pas le nombre d'organismes fusionnés. Le vrai critère, c'est la satisfaction des citoyens et des entreprises, et la capacité de cette réforme à soutenir le développement du pays. C'est une vision moderne de la gouvernance, qui place le citoyen au cœur de l'action publique», dit-elle.
Même constat pour Nguyên Tiên Dinh, ancien vice-ministre des Affaires intérieures. Selon lui, la mise en place de l'administration locale à deux niveaux a déjà permis d'alléger le fonctionnement de l'appareil d'État. Pour poursuivre cette dynamique, il estime qu'il faut aller plus loin dans la réforme:
«Il faudra poursuivre la décentralisation et déléguer davantage de responsabilités, de façon plus claire et plus cohérente. Cela permettra de réorganiser les services spécialisés et, surtout, d'améliorer la qualité des cadres et des fonctionnaires, afin de rendre l'administration encore plus efficace au service de la population», déclare-t-il.
