Au Bangladesh, l’épidémie cette année a causé de nombreux cas et décès, surtout chez les enfants de moins de 5 ans. Le gouvernement du pays mène actuellement des campagnes de vaccination d’urgence.
Aux États-Unis, la hausse des cas a conduit les autorités à renforcer la surveillance et à inciter chacun à vérifier son statut vaccinal.
En Europe et en Asie centrale, malgré une forte baisse des cas, l’OMS et l’UNICEF mettent en garde contre un retour de la maladie si les communautés insuffisamment vaccinées ne sont pas protégées.
Une mise en garde qui trouve un écho dans les propos de Demetre Daskalakis, docteur et spécialiste américain des maladies infectieuses.
«Des décennies d’expérience prouvent l’efficacité du vaccin contre la rougeole et ses complications. Pourtant, chaque année, davantage de personnes sont exemptées pour des raisons non médicales. Si la couverture baisse, les flambées deviendront plus vastes et difficiles à contrôler, avec des décès, des complications et un coût considérable pour le pays», a-t-il déclaré.
Face à cette situation, les pays misent sur trois axes: la vaccination de rattrapage en priorité des enfants et des personnes non protégées, une surveillance épidémiologique renforcée pour détecter et circonscrire les foyers, ainsi qu’une communication fondée sur des données scientifiques.
L’OMS recommande une couverture d’au moins 95% avec deux doses. Toutefois, les efforts nationaux resteront insuffisants sans coordination internationale. Le partage de données, l’appui technique et l'approvisionnement en vaccins des communautés en difficulté sont essentiels.
Cette vague rappelle que la vaccination est aussi une responsabilité envers la collectivité. Combler les lacunes, restaurer la confiance et renforcer la coopération sont les solutions de fond.
