Les autorités pakistanaises ont indiqué, mercredi, œuvrer activement à maintenir ouverts les canaux de communication. Selon Islamabad, Donald Trump a accepté de prolonger un cessez-le-feu avec Téhéran à la suite d’une initiative pakistanaise.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif et le ministre de l’Intérieur Mohsin Naqvi ont rencontré séparément l’ambassadeur iranien Reza Amiri Moghadam afin d’évoquer la situation régionale. De son côté, le chef de la diplomatie pakistanaise Ishaq Dar s’est entretenu avec son homologue turc Hakan Fidan ainsi qu’avec la haute-commissaire britannique Jane Marriott. Tous ont insisté sur la nécessité de privilégier des solutions politiques.
Dans l’hypothèse d’une reprise des discussions entre Washington et Téhéran, Islamabad a parallèlement renforcé son dispositif sécuritaire, déployant plus de 10.000 agents sur son territoire.
Sur le terrain, la situation s’est toutefois brusquement détériorée. L’Iran a attaqué, ce jeudi 23 avril, trois navires à proximité du détroit d'Ormuz et en a saisi deux autres, en réponse, selon Téhéran, au blocus imposé par les États-Unis à ses ports et à l’interception de ses propres bâtiments.
Les autorités iraniennes ont averti que la réouverture de ce corridor maritime, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, resterait «impossible» tant que les sanctions américaines se poursuivraient. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé qu’un cessez-le-feu perdait sa portée s’il s’accompagnait de mesures militaires telles qu’un blocus.
À Washington, la Maison-Blanche a jugé que la saisie de ces navires ne constituait pas une violation directe du cessez-le-feu, ces bâtiments n’appartenant ni aux États-Unis ni à Israël. Cependant, les États-Unis accusent l’Iran de provoquer l’insécurité maritime dans la région.
