À cette occasion, le responsable vietnamien a défini quatre axes prioritaires pour la coopération à venir. Hanoï souhaite d'abord consolider les relations bilatérales entre Washington et chacun des pays riverains du Mékong afin de donner une dimension plus stratégique au partenariat. Le Vietnam plaide également pour un renforcement de l'intégration économique régionale, notamment à travers le développement des chaînes de production, la sécurisation des chaînes d'approvisionnement et l'essor du marché du gaz naturel liquéfié.

Le troisième volet concerne la réponse aux défis sécuritaires transnationaux, tels que la cybercriminalité, les escroqueries en ligne, le trafic de stupéfiants ou encore la traite des êtres humains. Enfin, Dang Hoàng Giang a appelé à faire de la gestion durable des ressources en eau une priorité, en misant davantage sur les nouvelles technologies et l'intelligence artificielle pour améliorer la collecte des données et moderniser les systèmes de surveillance.

De son côté, Michael DeSombre a réaffirmé l'importance stratégique de la sous-région du Mékong dans la politique indo-pacifique des États-Unis. Il a annoncé une aide de 14 millions de dollars destinée aux programmes de coopération du partenariat en 2026. Washington entend ainsi contribuer à faire du Mékong une région «plus sûre, plus forte et plus prospère», a-t-il déclaré.