Washington estime que les pays concernés n’ont pas mis en place de mesures suffisamment efficaces pour empêcher l’importation de biens issus du travail forcé, ce qui constituerait, selon l’administration américaine, un obstacle au commerce.
La porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Pham Thu Hang, a fermement réfuté cette évaluation.
«Les conclusions de l'enquête du Représentant américain au Commerce sur les pratiques de travail forcé ne reflètent pas la réalité ni les efforts déployés par le Vietnam en matière de prévention et de réduction du travail forcé. La position constante du Vietnam est d'interdire strictement toutes les formes de travail forcé, de respecter scrupuleusement les réglementations de l'Organisation internationale du Travail ainsi que celles des accords de libre-échange. Ces principes sont inscrits dans les textes législatifs, les programmes et plans d'action gouvernementaux, et garantis dans leur application concrète», a-t-elle déclaré.
Toujours selon Pham Thu Hang, le Vietnam a ratifié de nombreuses conventions et traités internationaux relatifs à la protection des droits et des obligations des travailleurs. Le Vietnam a par ailleurs fourni aux États-Unis des informations complètes et détaillées tout au long de la procédure d’enquête.
Dans cet esprit, Hanoï entend poursuivre sa coopération avec Washington afin de régler les divergences persistantes dans le respect des engagements commerciaux bilatéraux et multilatéraux des deux pays, tout en défendant les intérêts légitimes de ses entreprises et de leurs travailleurs, a affirmé la diplomate.
