Selon lui, l’Extrême-Orient russe offre de nouvelles possibilités de coopération. Il estime nécessaire de lever les obstacles et de transformer ces opportunités en projets concrets.
Dans un entretien avec la correspondante de la Voix du Vietnam en Russie, le ministre a souligné la progression des échanges bilatéraux ces dernières années.
«Grâce aux efforts des deux parties, les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé en moyenne de 10,8 % par an entre 2016 et 2025. Cependant en 2025, ils ont atteint seulement 4,7 milliards de dollars, un chiffre très modeste. Nous sommes déterminés à porter les relations économiques à un niveau plus conforme à la qualité de nos relations politiques et diplomatiques. Je suis convaincu que le Forum de cette année ouvrira de grandes possibilités pour les entreprises vietnamiennes et celles de l’ASEAN», a déclaré Ngô Van Tuân.
Le Forum économique oriental 2026 se déroule du 1er au 4 septembre à Vladivostok. Il est consacré cette année au développement de l’Extrême-Orient au service des populations.
Les représentants vietnamiens et russes ont insisté sur la nécessité d’approfondir la coopération interrégionale en Eurasie. Ils souhaitent aller au-delà des échanges commerciaux et du dialogue pour développer des projets concrets dans la production, les transports, la logistique, les technologies et les échanges entre les populations.
Lors d’une session consacrée à la coopération interrégionale en Eurasie, le consul général du Vietnam à Vladivostok, Nguyên Viêt Kiên, a proposé de développer une coopération ouverte, inclusive et mutuellement bénéfique.
Le Vietnam se dit prêt à contribuer au renforcement des liens entre l’Asie du Sud-Est et les partenaires eurasiens, notamment la Russie et l’Extrême-Orient russe. Cette coopération devrait reposer sur l’égalité, les bénéfices mutuels, le respect du droit international et le développement durable.
La partie russe a également appelé à approfondir la coopération entre les régions. Selon elle, celle-ci peut devenir un moteur important de l’intégration économique eurasienne. Elle ne devrait pas se limiter aux territoires frontaliers, mais s’étendre à d’autres régions et à de nouveaux secteurs.
